Le Grand Voyage

Une exploration géopoétique des rives océanes…

Chez nous, là où nous habitons, c’est toujours derrière l’horizon.

(à suivre…)

A ceux qui se lamentent, confortablement, qu’il n’y a plus d’aventures, plus rien à découvrir, il faut dire, en premier lieu, tout simplement, que cela est faux : nous ne connaissons presque rien encore du fond de l’océan ; nous commençons seulement à aborder d’autres façons de connaître le monde, celles des cultures « primitives » et « exotiques » – le voyage polynésien, par exemple, avec ses observations multiples et fines sur la direction du vent, la migration des oiseaux, les nuages, les odeurs. Il faut dire aussi que si la découverte de l’inconnu est une chose, l’approfondissement et l’affinement du connu, ou soi-disant tel, en est une autre, tout aussi passionnante, et encore plus nécessaire. Après avoir découvert, il faut savoir voir.

Kenneth White (L’Esprit Nomade)

 

Une exploration géopoétique des archipels de l’océan Pacifique aux antipodes d’un monde à l’envers…

Ia Ora Na !
Nous vous invitons à partager nos flâneries libertines parmi les îles du Pacifique Sud, à la rencontre des peuples océaniens, aux antipodes d’un monde à l’envers.

Nous sommes des nomades de la mer, vagabonds océaniques sur le plus grand des océans, amoureux des horizons circulaires et des vagues déferlantes, des sillages phosphorescents et des sillons d’étraves éclairés de lunes et d’arcs-en-ciel.

Avec vous, nous allons tracer les cartes géopoétiques des archipels des mondes polynésiens, réels, symboliques et imaginaires.

Selon le poète et chercheur Kenneth White, le fondateur de l’Institut International de Géopoétique:

« la géopoétique est une théorie-pratique transdisciplinaire applicable à tous les domaines de la vie et de la recherche, qui a pour but de rétablir et d’enrichir le rapport Homme-Terre depuis longtemps rompu, avec les conséquences que l’on sait sur les plans écologique, psychologique et intellectuel, développant ainsi de nouvelles perspectives existentielles dans un monde refondé ».

C’est une invitation à embarquer pour une aventure cosmopoétique.

Nous vous proposons une chronique du plaisir d’exister au milieu de la beauté du monde, une exploration des bords du monde, des portraits et des scènes de la vie quotidienne dans le « Triangle Polynésien » [Nouvelle-Zélande – Hawaii – Île de Pâques] – des dérives psycho-géographiques et des navigations/divagations géopoétiques plus que des exploits nautiques, des regards singuliers sur la vie et les hommes, des points-de-vue décalés sur le monde depuis des atolls perdus, des archipels bientôt engloutis, et des paroles étonnantes prononcées dans le vent alizé.
Nous partageons la vie de communautés d’enfants abandonnés sur des îlots de Tahiti, les errances urbaines des travestis rea-rea de Papeete, l’exil intérieur des premiers réfugiés climatiques de Kiribati face à la montée des eaux, les joies simples des pêches dans les eaux d’un lagon turquoise et or, et les chants de femmes de Rapa quand elles préparent la popoi…

Nous rencontrons des hommes-médecine, les tahua, et conversons avec leurs totems, dans le temps du rêve, de la métamorphose et des visions pénétrantes.

Aurait dit Victor Segalen, ainsi cette équipée  « ne veut donc être ni le poème d’un voyage, ni le journal de route d’un rêve vagabond. Cette fois, portant le conflit au moment de l’acte, refusant de séparer, au pied du mont, le poète de l’alpiniste, et , sur ce fleuve, l’écrivain du marinier, et, sur la plaine, le peintre de l’arpenteur ou le pèlerin du topographe, se proposant de saisir au même instant la joie dans les muscles, dans les yeux, dans la pensée, dans le rêve, – il n’est ici question que de chercher en quelles mystérieuses cavernes du profond de l’humain ces mondes divers peuvent s’unir et se renforcent en plénitude. »

Ainsi, vous proposons-nous de nous accompagner en nos vagabondages océaniques, nos dérives libertines, pour un projet exploratoire, anthropologique, gyrovague, documentaire, initiatique plus que pédagogique, cinématographique et géopoétique des usages du monde.

Nous alimenterons régulièrement les pages virtuelles de notre journal de bord multimedia, par nos poésies sonores et visuelles, nos Très-courts au long cours, nos trouvailles et nos rencontres.

Nous réaliserons un film documentaire interactif en cours d’écriture et de construction, élaboré semaine après semaine, escale après escale.
Embarquez avec nous sur la Libertine, un Joshua Ketch de 1969, le sister-ship du Joshua de Bernard Moitessier, devenu navire d’exploration géopoétique autour de l’océan pacifique.

"Libertine", ketch Joshua de 1969 au mouillage dans le lagon de Tahiti

« Libertine », ketch Joshua de 1969 au mouillage dans le lagon de Tahiti

Ces dernières années, nous avons produit pour les chaînes Première de FranceTV une collection de 180 Très-courts documentaires, « fabriqués comme des bombes artisanales », intitulés TA’ATA (« Homme, Humain » en langue tahitienne), à voir ou revoir ici.

Embarquement: début Mai 2015: Maeva !

Programme: Tahiti – Bora Bora – Maupiti – Cooks Islands – Kiribati – Samoa – Fidji – Vanuatu – Nouvelle Calédonie – Hawaii – Marquises – Tuamotu – Australes – Rapa Iti – Tahiti (Septembre 2017)

tous droits réservés Paskua 2014

Fabrication de la popoï sur l’île de Rapa


Qu’est-ce que cette fuite ? Le mot est mal choisi pour plaire. Le courage est pourtant d’accepter de fuir plutôt que de vivre quiètement et hypocritement en de faux refuges. Les valeurs, les morales, les patries, les religions et ces certitudes privées que notre vanité et notre complaisance à nous-mêmes nous octroient généreusement, ont autant de séjours trompeurs que le monde aménage pour ceux qui pensent se sentir ainsi debout et au repos, parmi les choses stables. Ils ne savent rien de cette immense déroute où ils s’en vont, ignorants d’eux-mêmes, dans le bourdonnement monotone de leurs pas toujours plus rapides qui les portent impersonnellement par un grand mouvement immobile. Soit un de ces hommes qui, ayant eu la révélation de la dérive mystérieuse, ne supportent plus de vivre dans les faux semblants du séjour. D’abord il essaie de prendre ce mouvement à son compte. Il voudrait s’éloigner personnellement. Il vit en marge… Mais c’est peut-être cela la chute, qu’elle ne puisse plus être un destin personnel, mais le sort de chacun en tous”.

Maurice Blanchot, L’Amitié, Gallimard, 1971

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