À propos

Le Collège Géopoétique des Rives Océaniennes de Tahiti, à l’enseigne de l’arbre-du-voyageur, est affilié à l’Institut International de Géopoétique fondé par le poète-écrivain-essayiste Kenneth White.

Il est animé par le « pèlerin-poète » Pascal Desmoulains (aka Paskua), le co-auteur de « La Métamorphose du Monde » avec le sociologue Edgar Morin.

La Géopoétique est une théorie-pratique ouvrant un espace mental par le nomadisme intellectuel afin de faire émerger un monde par un rapport sensible et intelligent à la Terre. Elle est un champ de convergence où sciences,  philosophie, poésie et arts se rencontrent, un horizon qui les dépasse. Elle est la science exacte des tous les possibles et de la métamorphose du monde. Elle s’ouvre à l’émouvance du monde.

Le Collège Géopoétique des Rives Océaniennes est basé à Tahiti, en Polynésie Française, au coeur de l’océan Pacifique.

L’Océanie est un continent liquide et mouvant, un espace archipélagique constitué de milliers d’îles et d’atolls, perçus comme les reflets des myriades de constellations d’étoiles.

Les navigateurs polynésiens y reconnaissaient leurs chemins d’étoiles (Rua).

Le Collège Géopoétique des Rives Océaniennes explore et dresse les cartes de ces chemins. En dérives et errances, il reconfigure les coordonnées d’un univers inversé et connecte les rives océanes, et les hommes. Il renverse les perspectives d’un monde à l’envers pour reconstruire les liens Hommes-Terre.

Le Collège Géopoétique des Rives Océaniennes invite ses membres au nomadisme intellectuel et à pratiquer quotidiennement l’expérience d’une poétique fondamentale :

Le Grand Voyage.

Historique

L’Institut international de géopoétique a été fondé en 1989 par le poète-écrivain-essayiste (titulaire de la chaire de Poétique du XXe siècle à Paris-Sorbonne), Kenneth White, qui l’a présidé jusqu’en 2013, quand il a cédé la présidence à Régis Poulet afin de se consacrer entièrement à ses travaux, y compris ses recherches en géopoétique…

 

logo

Voici le texte inaugural rédigé en 1989.

Ce qui marque cette fin du XXe siècle, au-delà de tous les bavardages et de tous les discours secondaires, c’est le retour du fondamental, c’est-à-dire du poétique. Toute création de l’esprit est, fondamentalement, poétique.

Il s’agit de savoir maintenant où se trouve la poétique la plus nécessaire, la plus fertile, et de l’appliquer.

Si, vers 1978, j’ai commencé à parler de « géopoétique », c’est, d’une part, parce que la terre (la biosphère) était, de toute évidence, de plus en plus menacée, et qu’il fallait s’en préoccuper d’une manière à la fois profonde et efficace, d’autre part, parce qu’il m’était toujours apparu que la poétique la plus riche venait d’un contact avec la terre, d’une plongée dans l’espace biosphérique, d’une tentative pour lire les lignes du monde.

Depuis, le mot a été repris, ici et là, dans des contextes divers. Le moment est venu de concentrer ces courants d’énergie dans un champ unitaire.

C’est pour cela que nous avons fondé l’Institut de géopoétique.

Avec le projet géopoétique, il ne s’agit ni d’une « variété » culturelle de plus, ni d’une école littéraire, ni de la poésie considérée comme un art intime. Il s’agit d’un mouvement majeur qui concerne les fondements mêmes de l’existence de l’homme sur la terre.

Dans le champ géopoétique fondamental, se rencontrent des penseurs et des poètes de tous les temps et de tous les pays. Pour ne citer que quelques exemples, on peut penser, en Occident, à Héraclite (« l’homme est séparé de ce qui lui est le plus proche »), à Hölderlin (« poétiquement vit l’homme sur la terre »), à Heidegger (« topologie de l’être »), à Wallace Stevens (« les grands poèmes du ciel et de l’enfer ont été écrits, reste à créer le poème de la terre »). En Orient, il faudrait penser au taoïste Tchouang-tseu, et à l’homme du vieil étang, Matsuo Bashô, sans oublier la belle méditation du monde que l’on trouve dans le Hwa Yen Sutra.

Mais la géopoétique ne concerne pas que poètes et penseurs. Henry Thoreau était autant ornithologue et météorologue (« l’inspecteur de tempêtes ») que poète, ou plutôt, il incluait les sciences dans sa poétique. Les liens de la géopoétique avec la géographie sont évidents, mais ils existent aussi avec la biologie, et avec l’écologie (y compris avec l’écologie de l’esprit) bien approfondie et bien développée. En fait, la géopoétique offre un terrain de rencontre et de stimulation réciproque, non seulement, et c’est de plus en plus nécessaire, entre poésie, pensée et science, mais entre les disciplines les plus diverses, dès qu’elles sont prêtes à sortir de cadres souvent trop restreints et à entrer dans un espace global (cosmologique, cosmopoétique), en se posant la question fondamentale : qu’en est-il de la vie sur terre, qu’en est-il du monde ?

Tout un réseau peut se tisser, un réseau d’énergies, de désirs, de compétences, d’intelligences.

Pour l’Institut de géopoétique
Le 28 avril 1989
Kenneth White

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s